Qu’est devenu Jodeca ? Au cours de ces 3 dernières années, le projet a dû s’adapter à quelques défis

qui sont essentiellement d’ordre (auto-)financiers.

Nous résumons l’état actuel des choses sur le plan de l’enseignement dispensé, des effectifs globaux et du fonctionnement.

Enseignement

Depuis l’année scolaire 2015-2016, le projet Jodeca fonctionne en 2 volets :

1. Le centre de rattrapage scolaire et apprentissage de métiers, comme au départ

Le principe des 3 niveaux d’alphabétisation qui reste le même

L’apprentissage des métiers ne se résume plus actuellement qu’à la poterie et l’agriculture-élevage. Les autres activités (couture, coiffure, menuiserie et tissage) sont en attente par manque de financement et d’auto-financement.

2. Une école régulière maternelle et primaire qui a reçu un agrément ministériel de lancement

Une classe de maternelle et quatre classes de primaire pour l’année en cours (2016-2017)

Effectifs 

Corps enseignant

Un directeur, 8 enseignants (1 par classe, soit 3 pour le rattrapage et 5 pour l’école régulière) et 2 moniteurs (poterie et agro-élevage)

Elèves

Au début de l’année 2016-2017, le nombre total d’élèves tous confondus s’élevait à 160.

Visit Juin 2016

Des données plus descriptives viendront dans un prochain article.

Fonctionnement

Bâtiments et matériel

Classe de 1er MaternelleUn des jeux recusPotterie

La filière de rattrapage scolaire garde ses 3 salles de classe construites au début du projet.

L’école régulière bénéficie de 2 locaux en construction semi-solide et 3 anciens « labos » aménagés en salles de classe. Cette situation est évidemment temporaire en attendant une solution de financement.

De nouvelles latrines ont sont en construction depuis Septembre 2016 grâce au don reçu de l’Equipe Hesper Kaffistaff du Luxembourg, par le biais du Dr Pia Mailliet (cfr article s’y référant)

Un atelier de poterie reste installé sur place.

Une petite activité de potager reste fonctionnelle sur le site principal, mais la plus grande partie de d’installation d’agro-élevage a été déplacé en milieu plus rural pour raisons de disponibilité de fourrage et d’espace.

En 2015, une ensemble de jeux d’habileté et de stratégie ont été reçus en provenance du Luxembourg (par l’intermédiaire de Mme Mady Mailliet). Ils attirent l’attention et l’enthousiasme des élèves pendant leurs temps libres.

Finance

Le projet continue de bénéficier, comme au départ, de contributions ponctuelles d’organisations et de particuliers.

L’auto-financement s’est avérée difficile et n’a fonctionné que dans les seuls domaines de poterie et d’agriculture-élevage. Cela se fait d’ailleurs assez timidement du fait que le système commercial local reste peu ouvert aux initiatives locales à l’heure actuelle.

Devant ce défi, la survie financière a dû s’appuyer sur des contributions des parents et tuteurs des élèves. Les frais trimestriels restent inférieurs (de moitié) aux montants demandés dans les autres écoles locales, bien évidemment.

De cette manière, Jodeca arrive tant bien que mal à couvrir ses frais de fonctionnement qui viennent donc essentiellement de dons ponctuels et du minerval.

Perspectives d’avenir

Le projet prévoit développer durablement la filière d’école régulière maternelle et primaire avec construction de salles de classes attitrées.

Dans la mesure du possible, les « labos » en suspend seront réactivés pour que l’apprentissage de métiers continue de garder sa place importante dans le fondement du projet.

Par Meni MUNDAMA, conseiller du projet.